…est sans cesse renouvelée.
De Google à IBM les industriels de l’informatique et des réseaux misent sur le nouveau concept qui consiste à centraliser des données informatiques dans les centres de données « virtuels » et à vendre le service à la demande, une autre façon de « buy » plutôt que de « make », dans la stratégie informatique des entreprises…
Derrière ces termes « aériens », se trouve un concept, qui au passage est bien dans une stratégie de développement durable pour la planète, car elle évite l’empilage de données, stockées en local, plusieurs fois, résultat de la folie de la micro-informatique et des PC, dans les années 1980-90. Un retour aux bons vieux terminaux des unités informatiques centralisées de l’époque…Un concept qui consiste à considérer l’ensemble des ordinateurs, connectés en réseaux, mais également leurs logiciels et les terminaux associés, comme une seule configuration virtuelle.
En théorie les avantages de ce système sont multiples. En 2009, 100 milliards de $ vont être investis dans les serveurs d’entreprise, selon IDC. Mais ces derniers ne sont, à ce jour, utilisés qu’à 10% de leurs capacités…En mutualisant l’usage des serveurs, on estime que l’on pourrait doubler leur taux d’utilisation. Alors que les crises poussent les entreprises à optimiser leurs ressources, ce sont bien souvent les projets informatiques qui en font les frais. De ce fait, tous les grands constructeurs, HP, IBM, Sun, Oracle, Cisco, etc se sont lancés dans la course au « cloud computing ». D’autres acteurs majeurs de l’informatique en réseau ont décidé d’y participer, en particulier Microsoft et Google. enfin Apple, avec « MobileMe » s’y est également engouffré…Jusqu’où la centralisation, premier regroupements sous des marques, avant le regroupement unique et mondial ?
Amazon, lui-même s’est lancé dans l’aventure il y a déjà deux ans…
En attendant de convaincre tout le monde, gageons que certaines sociétés se tourneront vers ce concept progressivement…Le cabinet Gartner prévoit ainsi que le marché du « cloud computing » et de ses services dépassera en 2013 le marché des serveurs lui-même, pour représenter 150 milliards de $. De quoi tenter et contenter tout le monde, non ?
Pour en savoir plus :
- Wikipedia
- ZDNet
- Journal du Net
